Le livre de la cité des dames pdf

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie le livre de la cité des dames pdf. La Cité des dames est un récit allégorique de Christine de Pizan paru à Paris en 1405. Christine de Pizan décrit une société allégorique, où la dame est une femme dont la noblesse est celle de l’esprit plutôt que de la naissance.


L’ouvrage cite une série de figures féminines du passé que Christine de Pizan donne comme exemple de la façon dont les femmes peuvent mener une existence pleine de noblesse tout en apportant leur contribution à la société. Ce livre contient également des dialogues didactiques entre trois figures allégoriques, les déesses de la Raison, de la Droiture et de la Justice. Cette dernière demande à Christine de Pizan de construire une cité métaphorique où pourront résider les Dames.

La raison est représentée avec le miroir de la connaissance à la main. Frédégonde, Clélie, Bérénice de Cappadoce, Zénobie et Artémis.

Ensuite, Christine de Pizan édifiera les bâtiments qui symbolisent les vertus avec l’aide de la Droiture. La Justice tient une coupe à la main où elle verse à chacun selon ses mérites. Cette troisième allégorie, à son tour, va aider la narratrice en mettant la dernière main aux bâtiments qu’elle recouvrira d’or fin. La cité peuplée, elle ouvre ses portes à la reine, la Vierge Marie, accompagnée des saintes et des martyres.

La narratrice se voit remettre les clefs. Christine de Pizan demande si les femmes doivent recevoir la même éducation que les hommes et pourquoi cette idée déplaît aux hommes. Elle évoque également des questions comme celle de l’illégalité du viol, l’affinité des femmes pour l’étude et leur capacité à gouverner.

L’allégorie de la cité renvoie aussi aux arts de la mémoire ou théâtres de la mémoire hérités de l’antiquité. Christine de Pizan fait appel à une série de loci faciles à mémoriser, placés selon un plan logique qui suit celui de l’édification de la cité. Chaque pierre ôtée par la narratrice correspond à une opinion erronée d’un auteur masculin, sans épargner les plus grands, Aristote, Virgile, Ovide ou Cicéron.

D’abord les pierres qui formeront le soubassement de la cité, la première étant Sémiramis, célèbre bâtisseuse de l’antiquité. Comme celle des autres exempla, sa figure est décrite de façon saisissante, sous forme d’une statue d’airain, l’épée à la main, les cheveux tressés d’un côté mais non de l’autre car la reine a interrompu sa toilette pour aller soumettre une rébellion dans ses royaumes. Les autres pierres qui forment l’assise de la cité correspondent toutes à des femmes fortes, comme il convient à ce rôle d’étayage.

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